La France sous l'Occupation

La "drôle de guerre"
Mai 1940 : l'invasion allemande et l'exode
Les malheurs de la France occupée




La "drôle de guerre"

Les premiers mois de la guerre sont étrangement calmes. Tout le monde attend de "voir" ce qui va arriver, car apparemment, à part la mobilisation, il n'y a pratiquement pas de changements ni d'événements à annoncer. C'est la "drôle de guerre", comme on l'a surnommée.

Mai 1940 : l'invasion allemande et l'exode

Brutalement, le 10 mai 1940, tout change : les Allemands lancent leur offensive et envahissent la France. Ils percent les défenses françaises sans mal et avancent avec leurs blindés à une vitesse foudroyante jusqu'à Dunkerque et Paris : c'est la "Blitzkrieg" (la guerre-éclair).


Photo d'Hitler et Pétain

En juin 1940, le Maréchal Pétain, héros de la Première Guerre Mondiale, se fait remettre tous les pouvoirs, y compris celui de modifier la Constitution française. Il signe l'armistice avec les Allemands, puis prend le titre de "Chef de l'Etat", c'est la fin de la IIIème République.

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Photo de l'exode de 1940

Beaucoup de Français partent sur les routes pour fuir les Allemands. Comme il y a peu de voitures et presque plus d'essence, ils partent vers le sud à vélo, à pied, avec des charrettes, des poussettes, des brouettes, bref tout ce qui peut aider à emporter quelques bagages.



Carte France, ligne de demarcation Photo controle ligne demarcation

Un partage de la France se fait entre une moitié nord sous gouvernement allemand et une moitié sud gouvernée par Pétain à Vichy. Ce gouvernement est souvent appelé pour cette raison le "régime de Vichy". La ligne séparant les deux zones est appelée ligne de démarcation et elle est sévèrement contrôlée par les Allemands.

La zone de Vichy, fut appelée "zone libre", ce qui est déjà contestable avec un gouvernement aussi proche des Allemands, mais ne le resta même pas longtemps, car Hitler qui ne tint aucune de ses promesses l'envahit le 11 novembre 1942, exprès à la date anniversaire de l'armistice de la Première Guerre Mondiale.

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Les malheurs de la France occupée

Les restrictions

photo file d'attente Sous l'Occupation allemande, la France subit des restrictions sur la plupart des produits, car les Allemands réquisitionnent tout ce qui leur semble utile : produits alimentaires et non alimentaires pour se ravitailler, voitures et camions, logements... La France est complètement désorganisée à leur profit, tout manque aux Français. Des produits comme le lait, le sucre, la farine, le charbon pour le chauffage deviennent rares ou introuvables.

Les Français reçoivent des tickets de rationnement leur donnant théoriquement le droit d'acheter de petites quantités de ces produits essentiels, par exemple 28 grammes de viande par jour et par personne, mais il faut faire la queue de longues heures et souvent pour rien, parce que le marchand n'a finalement plus rien.

Parallèlement à ce marché marqué par les restrictions, se développe un "marché noir" illégal où on trouve de tout mais à prix d'or. L'injustice est donc extrême et la plupart des gens ont faim. C'est le malheur qui a été le plus visible par tous les Français. Mais l'horreur de la guerre a atteint plus durement encore certains Français comme on va le voir maintenant.



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La ségrégation anti-juive et les déportations

photo ségrégation parc de jeux Sous l'Occupation allemande, la France va assister et même pour certains Français, collaborer à ce qui sera défini plus tard et à juste titre, comme "un crime contre l'humanité" : les déportations. Les nazis mettent graduellement en oeuvre leur politique antisémite. D'abord, les Juifs doivent porter l'étoile jaune cousue sur leurs vêtements, la ségrégation est cruelle et empêche les Juifs de vivre normalement : boutiques juives pillées, boutiques interdites aux Juifs, postes de fonctionnaires interdits aussi, parcs de jeux même comme on le voit sur cette photo.

Voir des exemples de la propagande nazie de l'époque

Pire, les 16 et 17 juillet 1942, 13 152 juifs parisiens, dont 4 115 enfants, étaient arrêtés par la police française, c'est la rafle du "Vel d'Hiv", nom du vélodrome d'hiver où ils sont rassemblés avant d'être confiés aux Allemands pour être déportés. La plupart d'entre eux mourront dans les camps.

La carte ci-dessous montre que les "camps d'extermination" comme les appelaient les Allemands sont situés en Pologne (contrôlée par les nazis) alors que les camps de travail sont surtout en Allemagne. Les populations allemande et surtout française n'étaient pas toujours conscientes du sort réservé aux Juifs. Toutefois, on peut deviner que certains étaient inévitablement au courant et cherchaient lâchement à en savoir surtout le moins possible.

carte camps

libération camp Dachau en 1945



La vérité n'est apparue à tout le monde dans toute son horreur qu'à la libération.


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