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Journées mondiales du conte  

Bonjour à toutes et à tous,

Les " JOURNEES MONDIALES DU CONTE " ont lieu du 17 au 24 mars 2006.


Afin de sensibiliser les élèves à cette opération, nous vous proposons de recevoir, tous les matins ouvrables de cette semaine, un conte à partager avec votre classe. Notre choix s'est porté sur des histoires courtes, celles de Nasreddine Hodja le fou qui était sage.

Vous trouverez ci-joint le document
: mieux connaître Nasreddine Hodja

 

Vendredi 24 mars

Rentrant fort tard de la maison de thé, Nasreddine Hodja laisse tomber l'anneau qu'il porte au doigt sur le seuil de sa porte.

Aussitôt l'ami qui l'accompagne s'accroupit pour chercher à tâtons. Nasreddine Hodja, lui, retourne au milieu de la rue qu'éclaire un splendide clair de lune.
- Que vas-tu faire là-bas, Nasreddine ? C'est ici que la bague est tombée !
- Fais à ta guise, répond Nasreddine. Moi, je préfère chercher là où il y a de la lumière.

Jeudi 23 mars

Lorsqu'il était enfant, Nasreddine dut passer un examen pour entrer à l'école. Les élèves défilaient, les uns après les autres, devant deux maîtres très sévères.

Arrive le tour de Nasreddine. L'un des deux maîtres lui montre un dessin qui représente les traces de pas d'un oiseau dans le sable.
- Peux-tu nous dire le nom de cet oiseau ?
- C'est un moineau.
- Non, mon garçon ! c'est une hirondelle. Et ça ?
- C'est un aigle.
- Non ! c'est un faucon. Et ça ?
- Une gazelle.
- Non ! c'est un cabri. Nous sommes désolés de t'annoncer que tu es refusé. Mais, à propos, quel est ton nom ?
Nasreddine se déchausse, montre la plante de ses pieds et dit :
- Puisque vous êtes si forts, regardez mes pieds et devinez vous-mêmes !

Puis il part en courant… et ne revient jamais à l'école.

Mardi 21 mars

Un jour, Nasreddine va en ville et achète dix ânes. Il enfourche l'un d'eux et tire les autres derrière lui.

En chemin, il se retourne pour vérifier que ses ânes sont tous là. Mais, quand il les compte, il oublie celui sur lequel il est assis. Il ne trouve donc que neuf ânes.

Furieux, il descend de l'âne et, une fois à terre, regarde autour de lui pour chercher le voleur. Cependant, autour de lui, il n'y a personne. Il recompte alors ses ânes et pousse un cri de joie : il en a à nouveau dix.

Nasreddine remonte sur l'âne et reprend le chemin. Un peu plus loin, il se retourne à nouveau et recompte. Malheur ! Ils sont neuf ! Il remet pied à terre et recompte : bonheur ! Ils sont dix ! Nasreddine réfléchit et se dit : " Chaque fois que je monte sur un âne, les voleurs essaient de m'en dérober un, alors il vaut mieux que je continue à pied. "

Et c'est ainsi qu'il arrive chez lui, transpirant et épuisé mais fier d'avoir échappé aux voleurs. Il raconte l'aventure à sa femme, qui pousse un grand soupir et dit :
- En regardant bien, je ne vois pas seulement dix ânes devant moi, mais onze !

Lundi 20 mars


Nasreddine demande à son voisin une bonne recette pour préparer un gigot d'agneau. Le voisin la lui écrit sur un bout de papier.

Tout fier et bien content, Nasreddine court chez le boucher, achète un gigot et rentre chez lui, la recette dans une main et la viande dans l'autre.

Sur le chemin, un corbeau qui rôde dans le ciel l'aperçoit. Il fond comme une flèche, s'empare du gigot et regagne le ciel.

Nasreddine se met à rire. Il se roule par terre. Les passants s'arrêtent, intrigués.

- Pourquoi ris-tu alors qu'on vient de voler ton gigot ?

Nasreddine réussit à retrouver son souffle avant de leur répondre :
- Cet imbécile de corbeau a pris la viande, mais il ne pourra rien en faire ; c'est moi qui ai gardé la recette !

 

Samedi 18 mars

 

Nasreddine fit l'acquisition d'un étal de marchand ambulant et se mit à parcourir les rues du village en criant :


- Qui veut mes belles tomates rouges ? Qui veut mes belles salades ? Qui veut mon persil frais ?

Le premier client qui se présente découvre que, dans le panier de Nasreddine, il n'y avait aucun légume frais mais de la viande de chèvre, uniquement de la viande de chèvre.

- Que se passe-t-il, Nasreddine ? Tu ne vendras rien si tu ne dis pas réellement ce que tu vends.


- Je sais ! je sais ! Mais si je crie " Qui veut ma belle viande de chèvre ? ", j'aurai tous les chats et tous les chiens du village à mes trousses.

 

Vendredi 17 mars

 

Nasreddine voulait faire tranquillement sa sieste mais les enfants du quartier jouaient juste à côté de sa maison.
Et bien sûr, le bruit qu'ils faisaient l'empêchait de dormir.

Aussi, pour s'en débarrasser, Nasreddine inventa un gros mensonge :
- Hé ! les enfants ! il y a un grand mariage chez Mustapha, à l'entrée du village et ils sont en train de distribuer des gâteaux à tout le monde.

Les enfants quittent aussitôt leurs jeux et se mettent à courir avec l'espoir d'avoir des gâteaux. Nasreddine, soulagé, les regarde partir.
Mais tout à coup, il se dit :
" S'ils courent tous aussi vite, c'est qu'il doit y avoir du vrai dans cette histoire ".

Et à son tour, il se met à galoper vers la maison de Mustapha dans l'espoir d'avoir lui aussi un gâteau.

 

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