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En premier, donc, Guillaume nous a conduits jusqu'à la mini ferme pédagogique du lycée de Tourville sur Pont-Audemer. |
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On pouvait y voir plusieurs races d'animaux
normands :
- des races ovines et caprines représentées par les moutons du Cotentin qui sont des moutons d'herbage élevés pour la viande et la laine. L'Avranchin est un mouton de plein air aux muqueuses grises. La chèvre des fossés est une race rustique presque disparue. Au début, elle servait à entretenir les talus. Puis elle a fourni de la viande et du lait. Chez la chèvre, la gestation dure 5 mois. |
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- la basse cour est composée de races avicoles. Les poules étaient représentées par la Pavilly, la Merlerault ou Normande, la Gournay. La poule pond 200 oeufs par an soit un oeuf par jour, sauf quand il fait froid . Les agriculteurs ont un problème avec les poules car ils les élèvent pour qu'elles pondent de plus en plus d'oeufs alors elles ne savent plus couver. Donc ils ont besoin d'utiliser des couveuses artificielles. Les canards étaient représentés par le canard de Rouen, le canard Duclair et le Normand. Les canards Duclair, à l'âge d'un jour, sont nourris de céréales récoltées sur l'exploitation du lycée. On reconnaît le mâle de la femelle à la couleur du cou : le cou du mâle est vert celui de la femelle noir. L'oie pond une trentaine d' oeufs par an. On différencie facilement le mâle de la femelle : il est tout blanc, elle est grise et blanche. Elle pèse environ 3 kilos. Les dindes, elles, pondent 30 à 50 oeufs par an. Ils sont plus gros que ceux de la poule. |
Nous avons pu aussi observer et caresser de jeunes
lapins. Les lapereaux, quand ils naissent, sont nus et aveugles.
Il ne faut pas les toucher pendant 15 jours sinon la lapine ne s'en occupera
plus. Celle-ci a 5 à 10 petits par portée. Elle peut avoir
six portées par an. Chez les lapins, la gestation dure un mois.
Nous avons poursuivi notre promenade et nous nous sommes rendus au marché du village. Sur un stand, un apiculteur nous a expliqué comment on fabriquait le miel. Les abeilles vont butiner dans les champs, et ramènent du pollen et du nectar dans la ruche. Elles transportent le pollen dans la corbeille à pollen qui se trouve sur leurs pattes. Le nectar se transforme en miel dans leur appareil digestif , le jabot. Elles le déposent dans les alvéoles. Ensuite, elles le ventilent pour enlever l'eau. En une journée, elles peuvent produire de 2 à 3 kilos de miel. Il est stocké dans des cellules différentes. Une ruche, en plein été, peut contenir jusqu'à 50 000 individus. Chaque abeille joue un rôle précis : nourrice, nettoyeuse, gardienne ...En été, une abeille vit 6 à 7 semaines. En hiver, elle peut vivre quatre à cinq mois. Dix mille abeilles, ça équivaut à un kilo.
Sur le stand suivant, un monsieur nous a expliqué comment il fabrique du jus de pomme. Il utilise des pommes à couteau. Elles sont lavées et triées. Ensuite, elles sont pressées dans la presse. Le jus est pasteurisé (chauffé à 80 degrés) pour tuer les bactéries. Si le jus n'est pas pasteurisé donc si on n'enlève pas les levures, il va fermenter et devenir du cidre. Le jus de pomme obtenu est mis dans des bouteilles. Puis des machines placent les capsules sur les goulots. Enfin, elles collent les étiquettes sur lesquelles figure l' adresse du fabriquant.
Quand nous sommes arrivés au stand de la fédération
de chasse, nous avons vu une forêt reconstituée. Un monsieur
nous a demandé le nom des animaux exposés. Nous lui
avons posé des questions pour finir notre CD ROM. Nous avons
vu :
- un blaireau. Il vit dans un terrier
- un ragondin . Il est très répandu
dans les rivières de l'Eure. Le ragondin détruit les berges
dans lesquelles il creuse des galcries.Il détruit aussi les cultures
en les rongeant avec ses incisives.
- un faon . C'est le petit de la biche et du cerf.
- un marcassin . C'est le petit de la laie et du sanglier.
- un renard . C'est un prédateur. Il mange
des lapereaux.
- un lapin de garenne. La garenne est l'ensemble
des galeries creusées par les lapins. La lapine fait ses petits
dans un trou qu'elle a creusé et qu'elle rebouche. C'est la
rabouillère. Quand ils ont grandi les lapereaux rejoignent la garenne.
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Nous sommes allés au jeu Irqua (Institut Régional de la Qualité normande). Il y avait trois candidats : Fabien, Nicolas et David. Le but du jeu était de répondre à des questions. Il fallait parler au micro. Dès qu'on avait la bonne réponse, on appuyait sur le buzzeur. Dès qu'on marquait des points, le score s'affichait à l'écran. Fabien a gagné du jus de pomme et une affiche ; Nicolas et David, une affiche. Nous étions contents. |
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Sur un autre stand, les agriculteurs nous ont proposé un tableau "L'agriculture dessine le paysage" expliquant le rôle qu'ils jouent pour entretenir l'environnement. Ils plantent des rideaux d'arbres pour ralentir le vent dans les plaines et éviter qu'il y ait une nouvelle catastrophe. Ils entretiennent les talus et les chemins. Maintenant, il existe des crayons biodégradables fabriqués avec du maïs. Ils nous en ont donnés. |
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Nous avons marché jusqu'au
pôle végétal qui nous présentait les cultures
normandes :
- l'orge . C'est une plante avec laquelle on fabrique de la bière et du whisky. On en donne aussi aux animaux. On le fait tremper dans de l'eau pour qu'il germe. L'orge germé devient malt. Il est chauffé et torréfié : c'est le touraillage. Le malt est plus ou moins foncé. Cela dépend de la durée et de l'intensité du touraillage. Le goût et la couleur de la bière dépendent de la teinte du malt. Le malt est mélangé avec de l'eau. Puis le mélange est chauffé et brassé. On obtient le brassin. Il est filtré et arômatisé avec des fleurs de houblon qui épicent la bière. Le brassin devient le moût. On lui ajoute de la levure qui apporte à la bière pétillant et fruité. Le sucre se transforme en alcool, le moût devient bière. |
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- la pomme de terre . . Les agriculteurs et les jardiniers récoltent des pommes de terre de différentes variétés comme la Monalisa, la Nicolas, la Charlotte, la Pompadour. Elles ont toutes un goût différent. Elles sont plus ou moins sucrées. Dans les usines, pour fabriquer des frites surgelées,on utilisent les pommes de terre "Donald". Les pommes de terre attrappent des virus à cause des pucerons, c' est pour cette raison qu'on les traite. |
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- les betteraves sucrières . On les utilise pour fabriquer du sucre. Quand on l'arrache, la betterave, du fait de sa forme, est pleine de terre (c'est ce qu'on appelle le tare-terre). Le nettoyage prend du temps alors des chercheurs ont mis au point une betterave lisse qui retient beaucoup moins la terre. Sous une tente, on nous a expliqué comment on fabriquait le sucre. Le sucre provient de la betterave à sucre qui est plantée puis arrachée. Des machines coupent les feuilles des betteraves. Elles sont ensuite déposées dans la cour de la sucrerie sur une chaîne de production. Elles sont lavées parce qu'elles sont remplies de terre. Elles sont coupées en fines lamelles, les cossettes. Celles-ci passent dans le sens inverse d'un courant d'eau chaude. L'eau se " charge" en sucre. Puis, c'est le chaulage : on sépare le sucre des autres impuretés contenues dans le jus en utilisant de la chaux. Grâce au gaz carbonique, les impuretés se déposent au fond d'un récipient : c'est ce qu'on appelle la carbonatation. Le jus passe ensuite dans des chaudières, l'eau s'évapore et le jus devient du sirop. C'est dans d'autres chaudières, sous vide, que le sirop se concentre et que la cristallisation commence. Les cristaux grossissent puis se mélangent. Après, c'est le turbinage c'est -à-dire la séparation de l'eau et des cristaux. Pour terminer, on laisse sécher les cristaux obtenus . |
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- les pois
appartiennent à la famille des légumineuses. Ils ne nécessitent
pas d'engrais.
- le colza. On en fait de l'huile ou du carburant. - le blé est cultivé pour faire de la farine et donner à manger aux animaux. On le sème fin octobre début novembre. On le récolte en juillet. Certains blés sont de moins bonne qualité que d'autres : cela dépend de l'utilisation qui en est faite. |
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Nous avons fini notre circuit par la culture du lin. Il pousse bien en Normandie grâce au climat. Il est semé au printemps. Il pousse, il fleurit. Ses fleurs sont souvent bleues mais elles peuvent aussi être blanches. On l'arrache en juillet. On l'étale sur le sol. C'est le rouissage : il permet d'assouplir la paille et de retirer plus facilement les fibres. Ensuite, le lin est transporté en balle dans des usines comme celle du Neubourg que nous avons visitée. Des machines séparent les fibres de la paille. Avec un hectare de cette paille, on peut faire 370 m² de panneaux agglomérés et de la litière pour chat. D'autres machines étalent les fibres, les nettoient à sec, peignent les têtes puis les pieds. Enfin, elle sont mises en ruban : c'est le teillage. On transforme ces fibres en textile d'été. |
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Certaines parcelles étaient en jachère.
Sur ces terrains, on plante de la moutarde et du sarrasin pour améliorer
la structure du sol et éviter l'utilisation de produits chimiques.
Ce sont des "pièges à nitrate".
Les agriculteurs ont besoin de différents produits chimiques pour que leurs cultures poussent sans problème. Il leur faut : - de l'engrais. Sans engrais, les cultures poussent mal, moins vite et sont moins vertes. - des insecticides qui empêchent les insectes de transmettre des maladies aux plantations. - des herbicides qui empêchent les mauvaises herbes de pousser. Sans herbicides, les mauvaises herbes envahissent les champs et empêchent les cultures de pousser . Pour que nous puissions vérifier l'efficacité des produits, les agriculteurs avaient planté des parcelles traitées et des parcelles non traitées. Tous ces produits sont dosés avec soin pour éviter de polluer le sol. |
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Au pôle animal, nous avons vu des vaches à viande, c'est-à-dire des vaches qu'on élève pour les manger. Il en existe plusieurs races : la Charolaise, la Maine-Anjou, la Salers, la Limousine et la Blonde d'Aquitaine. Il existe aussi des vaches laitières qui servent à donner du lait. Nous en avons vu quatre races : Prim-Holstein, la Normande, la Pie Rouge et la Montbéliard. Des moutons, des cochons et des chevaux de trait étaient également exposés. Nous avons assisté à un concours de vaches Charolaise. Il servait à déterminer la vache qui représentait le mieux sa race. |
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Nous avons terminé la visite du festival par la rue des machines. Beaucoup de tracteurs étaient exposés. De nombreuses marques étaient représentées. Ils avaient tous de très grosses roues. Certains avaient même un relevage à l'avant qui leur permettait de porter du matériel. De très grosses bennes avaient un système hydraulique qui ouvrait la porte arrière et permettait de mettre la benne à la verticale. Ces bennes pouvaient transporter des pois, du blé, de l'avoine ... Nous avons vu une charrue à neuf socs ! Il fallait sûrement un gros tracteur pour la tirer ! Il n'y avait pas beaucoup de moissonneuses batteuses. Guillaume nous a aussi présenté des épandeurs à fumier et des "manitouts" qu'on utilise dans les usines ou dans les entrepôts pour poser les marchandises sur des étagères élevées. |