Interview de Morgane DAVID réalisée mercredi 5 décembre 2007

 

Laëtitia : Qu’est-ce qui vous a poussé à être écrivain ?

Morgane : C’est la rencontre avec une illustratrice, qui a déclenché cette passion.

Chloé : Combien de temps mettez-vous pour écrire un livre ?

Morgane : Environ un mois par livre.

Blandine : Est-ce que ça rapporte de l’argent d’être écrivain ?

Morgane : Non, pas du tout.

Dwayne : Comment trouvez-vous l’inspiration ?

Morgane : Dans la vie de tous les jours. Tout part d’un fait réel.

Anaïs : Vous écrivez plutôt le jour ou la nuit ?

Morgane : Jours et nuits pour les trois premiers. La nuit et le week end pour les autres. En fait, dès que j’ai le temps après le travail.

Raphaël : Quand vous étiez petite vous lisiez des livres ?

Morgane : Même si j’étais mauvaise à l’école, je lisais beaucoup.

Erwan : Quel âge aviez-vous quand vous avez commencé à écrire ?

Morgane : J’avais 23 ans.

Léandre : Où écrivez-vous vos livres ?

Morgane : Les idées, je les trouve dans les bars, dans le métro… Par contre, j’écris sur mon bureau dans ma chambre.

Julien : Vous tapez les textes à la main ou à l’ordinateur ?

Morgane : Je note mes idées et je fais le chemin de fer sur un petit carnet. Mais je choisis la typographie sur l’ordinateur.

Arthur : Avez-vous eu des prix ?

Morgane : Non, mais j’ai été sélectionnée.

Miranda : Quel est votre écrivain préféré ?

Morgane : Eric Emmanuel Schmitt, Michaël Connelly;

Valentin Dumontier : Pensez-vous faire un film ou un DVD sur l’un de vos livres ?

Morgane : Non, parce que je considère que le contact avec le papier est indispensable.

Choë : Ça sert à quoi d’être écrivain ?

Morgane : On fait des rencontres intéressantes, on essaie de faire partager ses idées.

Valentin Dolbec : Est-ce que vous avez vendu beaucoup de livres ?

<>Morgane : Environ 1 500 exemplaires de chaque album.

Tobias : Comment faites-vous les illustrations ?

Morgane : J’utilise de la peinture. Je fais aussi des collages avec des morceaux de papier peint, des papiers récupérés dans le monde entier. Je peaufine mes dessins à l’ordinateur.

Justine : Comment devient-on écrivain ?

<>Morgane : Il faut beaucoup de patience. Il faut tout d’abord rédiger une histoire, trouver un titre. Ensuite, il faut démarcher les maisons d’édition. En général , elles donnent une réponse dans les trois mois. Après il faut beaucoup discuter avec l’éditeur qui peut exiger de modifier le texte ou les dessins.

Loïze : Avez-vous eu un autre métier avant de devenir écrivain ?

Morgane : Non, je suivais des cours dans une école de graphisme mais je suis obligée de travailler pour gagner ma vie.

Sandra : Pourquoi avez-vous choisi ce thème de la différence ?

Morgane : Des choses m’ont choquée. J’ai voulu en parler. De plus, j’aime le mélange des gens. Je trouve que la différence apporte beaucoup de richesses.

Laurent : Avez-vous déjà vécu ces situations ?

Morgane : Pour « Plus tard, je serai femme de ménage », je me suis inspirée de l’employée de mes parents. Le petit Théo de « La Flemme de Théo » existe réellement ; il habite à Rouen. Tous mes personnages existent, je m’en inspire mais j’écris des fictions.

Lola : Quelle est votre plus grande vente de livre ?

Morgane : La Flemme de Théo et Nicolas s’en va pour toujours.

Laëtitia : Quel est votre livre préféré ?

Morgane : Plus tard je serai femme de ménage.

Chloé : Pourquoi écrivez-vous des gros mots alors que ce sont des livres pour enfants ?

Morgane : Les enfants connaissent beaucoup de gros mots et de bien pires. Je voulais montrer la brutalité des insultes.

Blandine : Pourquoi la collection s’appelle-t-elle Ethique et Toc ?

Morgane : Je cherchais quelque chose qui se rapproche de « Nananananère... ». J’ai trouvé « Et toc ». En en parlant à une amie, elle m’a répondu « Et tic ». Je l’ai transformé en Ethique car le sens de ce mot correspondait bien au thème.

Anaïs : Comptez-vous écrire d’autres albums dans cette collection ?

Morgane : J’aimerais bien en écrire un sur la fécondation in-vitro.

Raphaël : Avez-vous visité d’autres écoles ?

Morgane : Oui, je suis allée dans une école à Toulouse et j’ai rencontré une classe au salon du livre de Montreuil.

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