Nuit d’orage

 

Le livre Difficultés possibles pour les enfants
Feuilletage Aides envisageables
Présentation du livre Mise en réseau
Déroulement du livre Bas de page
 

Le livre :
- 1ère de couverture : fond sombre parsemé d’éclairs.
- Une vignette au milieu dont le dessin, dépouillé, représente une petite fille qui semble regarder le lecteur.
- La 4ème de couverture ne comporte aucun texte ; on retrouve simplement les couleurs du fond de la 1ère.
- Livre épais qui laisse peut-être présager de la longueur de la nuit ?

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Feuilletage :
- Dessins à l’encre, présentant différentes nuances de gris.
- Alternance de pages claires et foncées.
- Les doubles pages sont souvent les plus sombres. A la fin, elles s’éclaircissent : sortie de la nuit.
- Dessins épurés lorsqu’ils représentent la petite fille, seule dans sa chambre.
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Présentation du livre :

  1. Thème Les questions existentielles :
    Qui suis-je ? D’où venons-nous ? Où allons-nous ?
    Expression des peurs enfantines (peur d’être abandonné, d’être séparé de ceux que l’on aime, de se retrouver seul au monde, de ne pas être aimé, peur de la guerre, peur des bandits, des bêtes sauvages, des monstres, des maniaques, de l’avenir …)
  2. Les personnages
    - Les parents, la fillette, le chien (son confident).
    - Forme de narration - Ecriture à la 1ère personne - La fillette interpelle le lecteur : « Imagine si on pouvait changer de corps ? » - Questions restent sans réponse jusque vers la fin où le monde s’éclaire pour la fillette avec la fin de la nuit.
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Déroulement du livre
Peut être feuilleté dans le désordre. Pas de lecture linéaire. Le livre est scandé par quelques doubles pages sombres ou par des dessins épurés, souvent sans texte, qui marquent le retour à la réalité. Pas de repère de pagination.
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Difficultés possibles pour les enfants :

  1. Thématique Il peut y avoir une tentation de rejet de par l’épaisseur du livre et l’absence de résumé. C’est un livre philosophique : il questionne, il doit faire penser. L’enfant énumère ses doutes, ses peurs, ses angoisses. L’enfant lecteur retrouvera ses propres angoisses mais elles resteront sans réponse. Les idées défilent sans fil conducteur : le livre fonctionne comme l’imaginaire de l’enfant.
  2. Organisation textuelle On peut découper le livre en unités, séparées par des blancs.
  3. Références culturelles - Magritte - Folon - Escher - Picasso
  4. Références religieuses - Les anges - l’Enfer
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Aides envisageables :

  1. Pour la visualisation Recherche des différentes unités :
    - Moi dans l’Univers
    - Les origines de l’Homme
    - Qui suis-je ?
    - Moi et mon corps
    - Mes sentiments
    - Mon avenir
    - Mon destin
    - L’imagination
    - Le monde du rêve
    - Les peurs
    - la mort et après la mort
    - Retour à la réalité, à la vie
  2. Pour la verbalisation
    - Mise en évidence des différentes entrées.
    - Les enfants se posent-ils ce genre de questions, s’en posent-ils d’autres ?
    - Connaissent-ils les mêmes angoisses ? Comment y font-ils face ?
    - Proposition des différentes expériences et des différents moyens utilisés pour exorciser les peurs (jeux, discussions avec l’entourage, dessin, écriture, imaginaire …)
    - A partir de quelques images évocatrices, en travail oral collectif, on peut proposer une légende.
    - Inversement, on peut donner les phrases d’une unité et l’illustrer au stylo noir.
    - On peut aussi proposer plusieurs images et plusieurs légendes et procéder à un appariement texte/image.
    - On peut aussi fabriquer des mini-livrets reprenant les unités et les étudier les unes après les autres.
    - En réponse, on peut fabriquer « Le livre des petits bonheurs » pour montrer que la vie n’est pas faite que d’angoisses et de peurs. Ce livre serait illustré en couleur.
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Mise en réseau :
La poésie.

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