| Définition du genre policier |
Découpage du roman |
| Typologie du genre policier |
Objectifs des séances prévues |
| Présentation du roman |
Proposition de mise en réseau |
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Ce dossier est proposé aux enseignants stagiaires ou non comme une aide à l’étude de ce roman. Il n’est un rien un mode d’emploi. Ce dossier comporte 3 parties :
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1è partie : la présentation du genre policier
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2ème partie : la présentation du roman en général
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3ème partie : un canevas de 8 séances pour étudier le roman
Les différentes suggestions n’ont pas toutes été testées en classe, il se peut que certaines propositions soient difficiles à réaliser, il est possible qu’il y ait des manques dans la réalisation de différentes séances. Vous pouvez compléter directement le dossier ou envoyer vos propositions au groupe qui apportera les modifications nécessaires. Merci à tous pour vos remarques et suggestions ! Dominante Littérature de Jeunesse IUFM Centre Le Havre Année 2003/2004 |
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UNE DEFINITION DU GENRE POLICIER :
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Le policier est un genre narratif centré sur un crime au sens juridique du terme, structuré en fonction de six éléments principaux : le crime, la victime, l’enquête, le coupable, le mobile, le mode opératoire.
Il s’inscrit dans une société donnée qui apparaît au premier plan quand il s’agit d’un roman noir ou d’un roman policier historique, mais qui peut n’être qu’à peine suggérée lorsque le récit est concentré sur les personnages.
La structure articulant entre eux les six éléments du genre policier peut être résumée par le schéma ci-dessous : |

Ce schéma rend compte de toutes les catégories du genre policier, à partir de trois transformations simples :
La modification de l’élément initial
Selon qu’une histoire commence au crime, au coupable ou à la société la catégorie ne sera pas la même.
Le changement du premier plan et de l’arrière plan
Chacun des éléments peut apparaître au premier plan ou à l’arrière plan
La multiplication d’un élément
En multipliant les victimes, par exemple, on aboutit aux romans mettant en scène un serial killer. En multipliant les coupables on obtient un crime collectif …
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TYPOLOGIE DU GENRE POLICIER :
On dénombre plusieurs catégories de romans policiers qui diffèrent en fonction de leurs approches :
- Le récit à énigme
Il suppose deux histoires. La première est celle du crime, et ce qui y a mené, elle est terminée avant que ne commence la seconde et elle est en général absente du récit. Il faut donc passer par la seconde histoire, celle de l’enquête, pour la reconstituer.
- Le récit de chambre close
Il fait passer à l’arrière plan le mobile, l’enquête, la société et au premier plan le crime et le mode opératoire. La question centrale est moins « qui a tué ? » que « comment a-t-il fait ? »
- Le crime parfait
Cette catégorie met au premier plan le crime, ne s’intéresse à rien d’autre. La préoccupation principale voire obsessionnelle est de couper le fil qui conduit à rebours du crime au meurtrier. Dans ce type de récits, on recherche « un beau crime » ou « un crime parfait » qu’il ne faut pas confondre avec les homicides non élucidés
- Le roman procédurier
Il fait passer l’enquête au premier plan. La focalisation narrative se fait sur les procédures professionnelles de cette enquête, et moins sur sa finalité (trouver le coupable). Les autres éléments du genre policier sont pris en compte mais restent à l’arrière-plan.
- Le roman noir
Il focalise la narration principalement sur des personnages insérés dans une société réduite à ses aspects négatifs. Il se concentre sur le coupable, la victime ou l’enquêteur et met en premier plan la société. En revanche l’enquête, le mode opératoire et le crime servent d’éléments de décor. Quant au mobile, il est surdéterminé par sa relation à la société.
- Le roman anthropologique
La société passe au premier plan de ce genre. Il s’agit d’une société particulière, décrite de façon détaillée en tant que telle et non pas pour ses aspects criminogènes comme dans le roman noir (ex. la victime a une position particulière dans une ethnie indienne, le crime est en relation avec un rituel, l’enquêteur a un statut mixte, fédéral et indien à la fois …d’après un roman de Tony Hillerman)
- Roman historique
Il suffit de changer l’époque de la société de référence, tous les autres éléments restant en place, pour obtenir un roman policier historique
- Suspense ou thriller
Cette catégorie est caractérisée par une surdétermination de la victime, saisie avant que le crime soit commis. Dans un roman à suspens, le lecteur doit être tenu en haleine tandis que dans un thriller il va de terreur en épouvante.
- Serial killer
La structure de ce roman est marquée par les traits suivants /
- L’élément « victime » est multiplié tandis que l’élément « mode opératoire » est ritualisé.
- Tous les éléments sont surdéterminés par une approche psychologique
- Il y a périodiquement focalisation sur l’assassin en train d’accomplir ses forfaits
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PRESENTATION DU ROMAN :
Pourquoi avoir choisi la villa d’en face ?
Il nous a paru intéressant d’étudier la villa d’en face de Boileau Narcejac pour plusieurs raisons. Tout d’abord il est indiqué dans la liste d’ouvrage pour le cycle 3. En outre c’est un livre abordable, facile à lire de part sa longueur et son vocabulaire. Le genre auquel il appartient plaît aux enfants. S’y ajoute le fait que les héros de ce roman policier sont de jeunes enfants : un garçon de huit ans et sa sœur de douze ans mènent l’enquête. L’identification des lecteurs en est facilitée. Sans oublier que l’histoire se base sur des situations connues des enfants comme rester à la maison quand on est malade, vivre au rythme de l’école…
Les points essentiels du roman
Il est important de remarquer que ce roman se déroule sur une courte durée (cinq jours)
Il est nécessaire de faire ressortir la situation initiale : l’installation de nouveaux voisins dans la villa d’en face avec un homme qui semble tantôt blessé au bras tantôt non mis en parallèle avec un vol à la banque de Vichy relaté à la télévision. Ceci amène un doute qui entraîne une enquête qui avancera grâce aux indices relevés entre autre grâce aux jumelles.
Il ne faut pas oublier le rôle de la télévision qui permet d’entretenir le doute.
Il est aussi important de travailler sur le raisonnement et le déroulement du récit.
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DECOUPAGE DU ROMAN :
Nous avons choisi de découper cette histoire en nous basant sur les jours du récit :
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Jour 1 : chapitres 1 et 2
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Nuit 1 : chapitre 3
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Jour 2 et nuit 2 : chapitre 4
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Jour 3 et nuit 3 : chapitre 4
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Jour 4 et nuit 4 : chapitre 5
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Jour 5 : chapitres 5 et 6
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OBJECTIFS DES SEANCES PREVUES :
- Séance 1
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Découvrir le livre à partir de la 1ère et de la 4ème de couverture (à partir uniquement des illustrations et du résumé, sans le titre)
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Formuler des hypothèses sur l’histoire
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Donner envie de découvrir ce récit
- Séance 2
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Prendre des informations sur les personnages et classer ces informations pour les compléter au fur et à mesure du récit
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Définir les caractéristiques d’un suspect
- Séance 3
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Repérer les indices qui permettent de démarrer l’enquête
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Amener à raisonner à partir des indices
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Produire (à l’oral et/ou à l’écrit) un enchaînement d’actions
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Argumenter
- Séance 4
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Faire une analyse des illustrations
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Anticiper sur la suite du récit
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Produire un court texte et/ou raconter
- Séance 5
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Comprendre et interpréter le texte
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Emettre des hypothèses
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Anticiper sur la suite de l’histoire
- Séance 6
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Débattre et argumenter (prendre la parole au sein d’un groupe)
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Analyser l’illustration
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Emettre des hypothèses pour anticiper la fin du récit
- Séance 7
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Raisonner sur la cohérence de la fin du récit
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Amener à la mise en réseau
- Séance 8
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Relever les informations essentielles du roman
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Produire un rapport de police en se basant sur le récit
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PROPOSITION DE MISE EN RESEAU
Après l’étude de ce roman il est possible de proposer ou de mettre en réseau d’autres livres du genre policier comme :
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Le coupable habite en face – Hubert Ben Kemoun et Philippe Chauvet / roman Casterman huit et plus
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Les doigts rouges – Marc Villard – Syros jeunesse
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Drôle de samedi soir – Claude Klotz – le livre de poche jeunesse |
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